Auto-entrepreneurs : l'enjeu de l'accompagnement
En 2009, plus de la moitié des créateurs d'entreprises ont été des auto-entrepreneurs, relève l'Insee dans une note de janvier dernier. Créé par la loi de modernisation de l'économie en août 2008, et entré en vigueur au 1er janvier 2009, le régime de l'auto-entrepreneur apparaît comme le phénomène de l'année 2009. 320.000 personnes l'ont adopté au cours de cette année par ailleurs marquée par la récession et la chute des créations d'entreprises traditionnelles, avec un taux de satisfaction de… 83% selon le dernier baromètre de l'Observatoire de l'auto-entrepreneur.
Le dispositif a en effet de quoi débrider la création d'entreprise. Des formalités de création très légères, sans nécessité d'immatriculation ni de capital de départ, des contraintes administratives et de gestion simplifiées, et surtout, un régime fiscal très avantageux, puisque les auto-entrepreneurs ne paient de charges sociales qu'en proportion de leur chiffre d'affaires (c'est-à-dire qu'ils n'en paient pas si aucun chiffre d'affaires n'est généré). Si l'on ajoute à cela la possibilité de cumuler cette activité avec tout autre statut (celui de salarié, de chômeur, de fonctionnaire, d'étudiant ou de retraité) il n'est pas surprenant que le dispositif ait remporté un grand succès, au-delà même des espérances du gouvernement, qui tablait lors du lancement sur 200.000 inscriptions en 2009.