Wexperandyou.com
entre experts...
Choisissez la revue de presse du    

Revue de presse du 30 août

La représentativité du Patronat de plus en plus contestée

On parle plus souvent de celle des syndicats mais cela fait longtemps que la question se pose aussi dans le monde des organisations patronales. Sauf qu'elles ont, jusqu'à maintenant, réussit à se faufiler à travers les gouttes.

C'est ainsi que lors du dernier grand nettoyage de la loi de 2008, dite de démocratie sociale, si des nouveaux critères ont été édictés pour les organisations de salariés, sommées, dorénavant, de faire la preuve de leur représentativité par la seule méthode qui vaille, celle des élections, rien n'a été changé pour les organisations patronales.

Pourtant la situation semble aussi peu satisfaisante de leur côté puisque, toutes réunies, elles ne comptent qu'à peine 15 % des suffrages aux élections prudhommales, dernier scrutin d'ensemble connu. Le rapporteur UMP de la loi de 2008 l'avait bien noté mais, il avait conclu…"qu'il était urgent de ne rien faire par la loi, de manière à laisser aux dites organisations, toute liberté pour régler cette question entre elle, par la discussion et des décisions volontaires (sic)".

  • D'une part la pression lobbyiste, victorieuse d'ailleurs pour le moment, du MEDEF et de la CGPME contre des élections dans les petits entreprises alors que la principale organisation qui y est représentative, l'Union Patronale Artisanale, y était, elle, favorable. Situation incongrue pour le moins où, sur un problème qui les concerne, l'organisation réellement représentative se trouve mise en échec par deux autres, uniquement grâce à leurs moyens de pressions sur les députés. Pour l'UPA et les organisations syndicales, en particulier la CFDT –dont le gouvernement a quelquefois besoin- cela ne passe pas et milite donc pour une remise en cause des règles de représentation patronale.

  • Seconde raison : les rivalités entre organisations patronales au sujet des sièges de représentation du milieu dans les différents organismes officiels. Le MEDEF et la CGPME sont accusés de tout truster alors que non seulement l'UPA mais aussi l'Union de Professions Libérales et celle qui représente l'Économie Sociale, supportent de moins en moins cette hégémonie.

Tout cela pousse à la révision mais, comme d'habitude, le MEDEF pourrait faire la sourde oreille. Sauf que le bruit monte aussi en interne. Sa fédération de la métallurgie, la fameuse UIMM, principale contributrice au budget de ladite organisation patronale, a demandé elle-même d'ouvrir le dossier. Sa position est claire : il est urgent de trouver des solutions, c'est le gouvernement qui risque, sous la pression des autres, de les imposer.

La raison –ou le moindre mal- l'emportera-t-elle ? A suivre dans les mois qui viennent…

Recrutement en ligne : il est urgent de s'auto-limiter

On pourrait, si on le voulait aujourd'hui, faire les recrutements uniquement en ligne, sans aucune intervention humaine. Les outils existent et sont au point. Sauf que, précisément, la facilité à mettre en ligne des annonces comme à répondre par des candidatures tous azimuts ne facilitent ni les ciblages ni les tris. Ce qu'on appelle en langage "informatico-recruteurs" les "job-boards" restent trop impersonnels, avec des distances trop importantes entre les uns et les autres. Quant aux réseaux sociaux, ils sont considérés comme trop à a marge des véritables opportunités d'emploi.

Comment améliorer ? En revenir à la une relation humaine plus directe. Plus exactement, marier la technologie disponible avec les moyens relationnels humains, c'est-à-dire en particulier le portefeuille et la mémoire de collaborateurs capables de mettre rapidement de faire rapidement la correspondance entre demandes et offres puis mettre en relation les intéressés.

C'est ce que vise à faire au mieux le directeur du développement de Huzz.com qui affirme pouvoir arriver à proposer des candidatures directement à des employeurs potentiels, simplement grâce au recueil des candidatures que ses collaborateurs suivront en gestion personnalisée.

Ce type de service s'adresse surtout selon lui, aux patrons de TPE et PME mais aussi aux professionnels des RH et autres agences en quête de meilleure efficacité.

Créations d'entreprises : nouvelle forte baisse en Juillet

Déjà les chiffres d'avril n'étaient pas fameux. Après avoir maintenu un niveau égal en mai et juin, ceux de juillet accentuent la baisse : moins 14,8 % selon la dernière livraison de l'INSEE. Concernant les auto-entreprises, la baisse est encore plus forte puisqu'on atteint les 23 % de recul.

Cela correspond à, quand même, près de 43000 nouvelles entreprises nouvellement créées en juillet.

Si on prend le bilan sur les 12 derniers mois, on reste aussi en hausse sur l'année précédente grâce aux très bons chiffres de début 2009.

L'INSEE nous précise également que, depuis le début 2010, une création d'entreprise sur 2 continue à se faire sous le régime de l'auto-entreprise pour un total de près de 225000 créations. Comme quoi, même en période difficile, se statut, facilement accessible, maintient son bon niveau.

Jeunes créateurs d'entreprises : ERASMUS c'est aussi pour vous

Ça s'appelle Erasmus for Young Entrepreneurs "in the text" et c'est lancé depuis février 2009 par l'association européenne des Chambres de Commerce et d'Industrie en vue de permettre à de futurs ou récents créateurs de partir de 1 à 6 mois dans un autre pays pour partager le quotidien d'un entrepreneur expérimenté et nouer des contacts au niveau communautaire.

Innovation : ce n'est pas le diplôme qui ouvre le sésame mais un business plan ou même simplement avoir créé son entreprise depuis moins de 3 ans. C'est ensuite l'antenne européenne de la CCI qui sélectionne les projets et met les entreprises en relation.

Les étudiants bénéficient alors d'une bourse comprise entre 600 et 1200 € par mois en fonction du pays d'accueil. Depuis sa création ce sont plus de 1500 jeunes entrepreneurs qui en ont bénéficié dans 23 pays de l'Union. A noter que près de la moitié d'entre eux vont en Italie et Espagne et que les secteurs les plus utilisateurs sont la publicité, la communication, la formation, le tourisme et….la fiscalité.

Enfin, l'Union Européenne a annoncé qu'elle consacrera plus de 4 millions à ce programme en 2011.

Membre > connexion

 ok
Archives